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Dans le contexte où les enjeux budgétaires nationaux saturent l’espace médiatico- politique, où la situation de nos concitoyennes et concitoyens se dégradent continuellement, nous, adherent-es parisien.nes des Ecologistes nous inquiétons d’une rumeur faisant état de l’hypothèse d’une alliance des Ecologistes dès le premier tour derrière le PS, à l’exclusion de la France insoumise, à la suite du relais par voie de presse de l’expression publique de la tête de liste socialiste.
Si le mandat que les militant.es Ecologistes parisien.nes ont confié au parti et à leur tête de liste est d'œuvrer à l’union dès le premier tour afin de faire barrage à la droite et à l’extrême droite, nous tenons à rappeler que ce mandat : “ vise à placer les Écologistes en leadership d’une union la plus large possible associant, sur la base de convergence programmatique, nos partenaires politiques du Nouveaux Front Populaire mais aussi les acteur·ices de la société civile et collectifs de citoyen·nes engagé·es.”
Or, l’hypothèse d’une alliance dès le premier tour avec le seul PS nous paraît relever d’une contradiction avec cette stratégie à plusieurs titres :
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La France insoumise serait de facto écartée de la négociation au premier, comme au deuxième tour, du fait de la position inflexible à ce stade des socialistes parisiens en la matière, ce qui nous expose au risque majeur d’une victoire de la droite au second tour.
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Le PS parisien se place lui-même à l’écart du Nouveau Front Populaire en niant au niveau national et parlementaire le programme de rupture qui caractérisait l’alliance, notamment en se compromettant gravement avec la Macronie. Ainsi, dans le contexte actuel, une alliance avec le PS nous paraît revenir à tourner le dos à la nature même du NFP caractérisé comme étant une alliance des gauches écologistes autour d’un programme de rupture.
Aussi, plus encore que de renier la stratégie confiée par les militant.es parisien.nes en novembre 2024, cette hypothèse nous paraît une grossière erreur stratégique au vu des dernières évolutions politiques :
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Dans un contexte de défiance démocratique et de forte attente de renouvellement, le PS parisien ne dessine pas d’option volontariste allant dans le sens d’une transition pleinement écologiste et populaire pour notre ville.
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la France insoumise, qui est très soutenue par les jeunes et au sein des quartiers populaires (cibles électorales de notre parti) incarne plutôt la rupture même si l’on attend leurs propositions locales concrètes.
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Malgré nos quelques divergences, dont la dernière s’est illustrée quant au périphérique, nous avons bien souvent plus de convergences de fond avec la France insoumise que de désaccords,
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Dans la cadre d’une campagne électorale il vaut mieux bénéficier de l’appareil militant insoumis, le plus performant à gauche, en l’ayant avec soi que contre soi.
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Dans l’hypothèse tout à fait possible où le Président Macron déciderait d’une dissolution en janvier ou au premier trimestre 2026, nous pourrions nous retrouver bloqués dans une contradiction entre une stratégie nationale unitaire et une stratégie locale caractérisée par la division
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La situation politique à Paris est symbolique et suivie dans toute la France. Toute décision locale aura alors des répercussions nationales.
Afin d’éviter ce piège et de nourrir notre dynamique de campagne autour d’une perspective unitaire, nous appelons à s’écarter de la possibilité d’oublier la promesse d’une gauche écologiste de rupture, et ainsi:
- d’œuvrer publiquement à des convergences programmatiques qui intéressent les parisiennes et parisiens : logement, école publique, lutte contre les discriminations, espace publiques, démocratie participative, lutte contre les pollutions…
- de multiplier les rencontres militantes avec tous nos partenaires de gauche à l’échelle centrale comme à celle des arrondissements afin de ménager la culture de l’union.
- de refuser tout périmètre d’alliance qui, aussi attractif qu’il puisse apparaître aujourd’hui, saperait la possibilité d’une victoire véritablement unitaire en mars prochain.
Les Écologistes parisiens avaient massivement voté pour un scénario NFP fondé sur une gauche écologiste de rupture. Nous ne devons pas enterrer cet espoir avec un accord de type « gauche plurielle » qui ne serait pas en mesure d’écarter le risque du retour de la droite radicalisée et trumpiste à Paris. L’instant est grave, et nous nous devons d’être à la hauteur.
En cas d'impossibilité d'avoir un format NFP, partir uniquement derrière les socialistes et Emmanuel Grégoire, serait une erreur stratégique majeure qui nous couperait de la gauche populaire et renforcerait la France insoumise.
Les premières et premiers signataires :
Théo Samain Raimbault
Jacques Boutault
Jérôme Gleizes
Rachel Savin Pujet
Jean Marie Hupel
Francine Guillaume
Gaël David
Robert Simon
Nicolas Paris
Liam Stubbs
Laurent Villena
Renaud Delaplace
Jean-Marc Peyron
Zoé Salaris
Laurence Schmitt
Maximilien Rozay
Lydia Mbappé Henry
Annick Vignes
Michel Nassif